| Juillet 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Eté 1997
Petite Colline était attendue en ce mois de Juillet, un bel été s’annonçait dans la joie et la douceur d’être de nouveau Papa. Marine comptait les derniers jours dans l’attente de pouponner sa petite sœur, Pascaline rayonnait de bonheur à porter cet enfant tant attendu.
Fin de journée, je rentre d’une balade de deux jours en bateau avec mon père et nous apprenons la terrible nouvelle à peine descendu du quai.
En voiture sur le chemin de l’hôpital, un sentiment de culpabilité soudain m’envahît, j’étais perdu mais encore anesthésie dans ma souffrance.
Non Monsieur vous ne pouvez pas assister à l’accouchement dans la chambre il va vous falloir rester dans le couloir.
J’étais assis sur cette chaise à coté d’une porte de chambre et j’entendais les sages femmes mettre au monde ma fille qui n’était plus en vie.
Mon impuissance et mes larmes ne changeaient rien, je compris que ma vie en serait à jamais bouleversée.
Monsieur, Monsieur !
Souhaitez-vous voir votre enfant ?
Impossible pour moi de voir ma petite fille, ma femme étant ma priorité à ce moment là, je me souviens avoir pensé à Marine et j’appréhendais énormément sa peine, ma fille désirait tant sa petite sœur.
Après les multiples démarches administratives effectuées dans la journée, j’ai marché seul dans Narbonne à la recherche d’une réponse, réponse que je n’ai toujours pas à ce jour.
Colline tu fais partie de moi et tu devais exister sur les lettres de ma vie.
Papa
